Chapitre II

Oser repenser la société et le travail

 nécessité et travail

"Enfin, l'instruction bien dirigée corrige l'inégalité naturelle des facultés, au lieu de les fortifier, comme les bonnes lois remédient à l'inégalité naturelle des moyens de subsistance; (...) la liberté sera plus étendue, plus entière que dans l'indépendance de la vie sauvage".    Condorcet.

     Quand je relis le Premier Homme d'Albert Camus, je ne puis m'empêcher de constater le nombre de fois qu'il utilise le mot nécessité pour mieux faire ressortir la pénible condition de ceux qui vivent dans la pauvreté, tout en travaillant dur!

     C'est ce qu'il appelle "l'école de la nécessité", dans son introduction au livre de Louis Guilloux: la maison du peuple.

     Nos merveilleuses inventions de "nano technologie", de l'agro-alimentaire (où nous découvrons que les microbes produisent des protéines "moins chères" et en nombre plus grand que celles animales ou végétales), de robots et d'ordinateurs,  nous permettent maintenant d'envisager autrement le rapport de l'homme au travail. Comme l'écrit la philosophe Hannah Arendt: "L'avènement de l'automatisation qui, en quelques décennies, probablement videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité".*

    Mais, de la nécessité au nécessiteux, il peut y avoir un vide social!

    Nous devons repenser notre société et sa dépendance au travail, puisque ces vrais esclaves que sont les machines, robots plantes et microbes travaillent maintenant pour nous; ce qui devrait nous donner enfin le temps et l'argent pour mieux vivre!

    D'autant que la seule consommation d'objets ne peut combler qu'une infime partie de nos besoins; l'essentiel dépend de plus en plus de nos rapports sociaux, de nos affinités culturelles et artistiques, des sports et loisirs que nous pouvons pratiquer...et surtout de la maîtrise de notre temps de liberté!

   Je prends le mot culturel dans ce qu'il englobe de plus vaste, dont la responsabilisation des citoyens commencée dès l'age de deux ans, à la maternelle, avec l'ouverture de l'esprit vers la créativité, la connaissance de leurs droits mais aussi de leurs devoirs, dont le respect de l'Autre! Et, plus l'homme se développera dans son humanité, plus sa culture sera grande.

   Une araignée fera toujours les mêmes magnifiques toiles, comme son aïeule le faisait il y a un million d'années, sans rien changer! L'homme lui cherche toujours d'autres voies, et d'autres chemins, et, à force de s'inventer d'autres mondes, il finit par se créer des jardins secrets que même la nature ne saurait imaginer! 

*La condition de l'homme moderne, éditions Poquet Agora.

taxer les robots

    Le facteur le plus important de suppression de postes de travail, donc de chômage, après les microbes*, reste la robotique. Je veux parler des machines et robots comprenant tout ce matériel à la disposition de l'homme: camions, trains, navires, tracteurs, pelleteuses et bull. en tous genres, machines à laver industrielles, gros ordinateurs et robots... en somme, tous les destructeurs des postes de travail pénibles ou pas, de l'homme!

    Des livres entiers ont été écrits sur le sujet (dès 1948 avec Norbert Wiener, jusqu'à Jérémy Rifkin**, en 1996 ). Mais,  au lieu de libérer l'homme, la robotique risque de l'exclure du système actuel, si nous laissons faire ces financiers et/ou ces mafieux...qui ont réussi à se l'approprier, dans leur seul intérêt, comme le vise la firme Monsanto avec son gène "terminator", pour conserver un monopole terrestre des plantes!

   Ayant presque terminé ce livre, je tombe sur la pertinente étude de Viviane Forrester, critique littéraire au journal Le Monde, qui vient d'écrire l'horreur économique***. Dans son analyse, elle dénonce la prise de pouvoir de quelques uns dans le monde, grâce aux nouvelles technologies, et précise:

"pour la première fois, la masse humaine n'est plus matériellement nécessaire, et moins encore économiquement, au petit nombre qui détient les pouvoirs et pour qui les vies humaines évoluant à l'extérieur de leur cercle intime n'ont d'intérêt, voire d'existence - on s'en aperçoit chaque jour davantage - que d'un point de vue utilitaire."

    Qui plus est, selon le plan d'amortissement choisi, les investissements d'une entreprise ( en particulier achats de robots, machines...) sont déductibles des impôts sur une ou plusieurs années. C'est donc la collectivité qui les financent?   alors qu'ils sont facteur de chômage!

    Même l'ordinateur du particulier n'est pas anodin!

    Dans les années 50, pour rendre lisible mon manuscrit de guerre, j'avais demandé à une jeune fille de le taper à la machine à écrire. Maintenant, avec un ordinateur, je fais tout moi--même, et supprime, de ce fait, une partie du travail des anciennes sténodactylos. Il en est ainsi des comptables, des médecins, des agriculteurs...!

*Pas de chômage pour les microbes, où Joël de Rosnay les montre au travail, au fur et à mesure qu'ils deviennent nos principaux ouvriers chargés de la production de masse.  **La fin du travail, préfacé par Michel Rocard, aux éditions La découverte.

***l'horreur économique de Viviane Forrester, éditions Fayard. 1996.

     proposition

    Il ne faudrait plus taxer seulement l'homme (cotisations et charges sociales), mais aussi les microbes, les machines et les robots qui le remplacent; il serait urgent que des économistes et des hommes de science (CNRS, Sociologues?..) se penchent sur ce problème. Ils pourraient étudier le nombre exact des suppressions de postes dues aux investissements des sociétés multinationales de Pétrole, Armement, Automobile, Agro-alimentaire, Banques... afin de pouvoir établir une grille de taxes, ou "cotisations sociales". Celles-ci, déductibles, comme le sont actuellement les salaires et charges, seraient imposées au privé comme au public... Elles seraient proportionnelles au nombre d'emplois supprimés, suivant la taille et la technologie des machines!

      En ce qui concerne la Shell, j'arrive au chiffre de 66%:

-  le personnel optimum était supérieur à 12.000 salariés en 1957, et n'est plus que de 4.000 en 1998; il est donc passé à 4/12,

- soit 1/3; c'est donc 2/3 du personnel qui a disparu en 40 ans, soit bien 66%! Et ce nombre s'applique à une masse salariale qui représente moins de 5% du chiffre d'affaire!!!

     Le document en Annexe I, lettre du citoyen Lambda paru dans C.F.D.T initiatives, a été adressé à P. Brard, député-maire de Montreuil ( en annexe

aussi) et à Michel Rocard, député européen, puisque le 1er Ministre Jospin n'a reçu que le courrier porté en Annexe II.

    Il est prévisible qu'il y aura demain dans le monde plus de robots et de machines que de salariés au travail. Si l'on taxe ces robots et ces machines à environ 75% des charges salariales actuellement payées par le salarié disparu, on ne taxera les entreprises ou fonctions publiques ou associations utilisant du personnel, qu'à 25% par salarié en poste!

    Avec l'argent généré par les microbes et robots, l'Etat, les Régions et les Communes pourront créer une multitude de postes de travail:

- comme celui d'îlotier par rue, afin de mieux respecter citoyens et environnement;

- en revaloriser d'autres; il est en effet, plus digne d'être payé en se rendant utile à la communauté, qu'à ne rien faire!

    Ce qui compte le plus à mes yeux, ce sont les mesures pour sauvegarder la dignité humaine: sécurité et soins préventifs pour le corps, instruction solide pour l'esprit, lois pour la défense de l'environnement...

    Le travail ne doit plus être une corvée mais l'une de nos activités humaines;  les corvées resteraient le lot des robots (le mot, en tchèque, veut dire à la fois corvée et travail ).

    Pour éviter que ces robots (qui appartiennent trop fréquemment à des multinationales) ne soient déclarés dans les pays où les bénéfices sont le moins imposés, il faut que cette taxe soit appliquée dans le monde entier, après suppression des paradis fiscaux.

    Les multinationales peuvent d'autant mieux supporter le choc qu'elles détiennent souvent les richesses des sous sols de certains pays ou cautionnent des dictateurs ou des "princes" avec qui elles partagent les bénéfices. Il serait temps d'ailleurs, par l'usage de cette taxe, qu'une partie de ces revenus reviennent démocratiquement à la population, afin que chacun ait un salaire décent.

    Les particuliers sont bien taxés, eux, sur leurs T.V. ou sur leurs voitures!

 PERCEVOIR UN  REVENU DECENT

   

     Le monde des années 50 à 1975, que nous "anciens" avons connu pendant notre vie active, avait une croissance annuelle de 5% en moyenne, un chômage presque inexistant et une inflation de plus de 10 %; l'on croyait déjà au progrès éternel! Mais ce subterfuge capitaliste a été mis à mal en Mai 1968. L'on a enfin compris que pour être citoyen il ne suffisait pas de consommer et d'avoir le droit de vote: nous devions construire ensemble un lien social international; nous devions faire respecter les droits de l'homme, pour un épanouissement de l'humanité dans la joie et la liberté.

     Ainsi, l'exploitation des pays dits "sous développés" où les capitalistes viennent chercher une main d'oeuvre bon marché devrait disparaître (voir le problème des Mayas* du Chiapas, au Mexique et au Guatemala, avec les Ladino).   

        Actuellement, avec le poids du chômage, des millions de gens démunis, souffrent. Les plus riches et les plus puissants, tirent leur épingle du jeu. Plus nous les laisserons faire, moins le monde pourra s'ouvrir à la démocratie directe; la misère générera la violence, seul moyen d'expression qui reste aux plus pauvres. Nous avons déjà laissé s'ouvrir la porte de l'intégrisme; demain se sera à nouveau le Goulag ou l'enfer nazi.  

    Il est anormal de voir des Etats vivre au dessus de leurs moyens, en encourageant une certaine fraude fiscale. Les milliards qui manquent doivent être financés par des salariés, de moins en moins nombreux, de plus en plus

  pauvres, pour payer des chômeurs de moins en moins indemnisés, au fur et à mesure qu'ils sont plus nombreux!

*Moi Rigoberta Menchû, d'Elisabeth Burgos aux éditions Témoins/Gallimard .

     Ce n'est ni équitable ni rentable.

 Il est préférable de donner de suite un revenu décent à celui ou celle qui choisira d'accomplir n'importe quel petit travail utile à la collectivité.

    Autrement dit, on ne mesurera plus la seule quantité et la qualité du travail accompli par rapport à la rentabilité capitalistique, mais aussi son apport culturel ou social à la collectivité!

    L'apport culturel ou social rivalisera donc avec la rentabilité capitaliste, pour que nous puissions réduire à zéro, le chomage.

   Ainsi le maire d'une petite commune pourrait toucher un salaire d'environ 10.000 F, s'il est dans l'obligation de perdre son travail...

    Est-il normal qu'un salarié qui paie des impôts, règle une taxe d'habitation qui passera du jour au lendemain de 6.000 à 8.000F, parce que son voisin, lui, ne payant aucun impôt, en est exonéré?

    Il est urgent que tous  les foyers paient un impôt, donc que tous

les citoyens aient un revenu décent pour régler leur logement et leur nourriture...ils pourront ainsi contribuer au développement de la démocratie, en se sentant concerné par les économies à faire, et les réformes à proposer! Sinon nous en arrivons à des situations aberrantes où des "assistés" qui occupent par exemple un H.L.M. avec APL et qui bénéficient d'autres subventions, dont les allocations familiales...ne sont pas imposés, alors qu'ils totalisent un revenu supérieur à certains autres qui ne bénéficient pas de tous ces secours, mais payent leur impôt!

    Dans la Constitution Universelle à venir, ne faudrait-il pas supprimer le "droit au travail" et le remplacer par un "droit à un revenu" pour chaque individu? à la condition que chacun accepte, pour devenir un citoyen actif, de prendre le premier travail ou petit boulot offert dès l'age de 18 ans, qu'il poursuive ou pas ses études?

  Cette taxe sur les robots, ajoutée à l'économie sur les armements, servirait aujourd'hui à:

- aider réellement les inventeurs,

- éviter le déficit d'une sécu modernisée,

-  financer l'aide aux personnes dépendantes,

-  subventionner les associations "d'utilité publique",

-  participer à la création d'entreprises,

-  donner un salaire pour tout petit travail utile à la société,

- proposer, à la carte, la retraite de 55 à 65 ans, pour mieux nous partager le travail que nous laissent les robots et machines,

- et surtout, payer le coût de la dépollution! Quand on se rend compte que des industriels ou communes ont pollué des sites depuis des siècles, il est temps de stopper ce massacre de la nature et des humains qui y vivent, ensuite!

    L'on me rétorque: il ne faut pas taxer le progrès! Alors je vois rouge. Ces personnes devraient d'abord se demander pourquoi les entreprises récupèrent pour l'Etat une T.V.A. aussi importante...que l'on fait payer aux seuls consommateurs, dont les plus pauvres! Il serait plus juste que la T.V.A. soit encore réduite et la C.S.G. augmentée!

    Une machine peut travailler 24h/24, toute l'année, les arrêts d'entretien, mis à part, sans se mettre en grève! De plus, elle coûte bien peu à l'entreprise...étant déductible des impôts par le biais des amortissements. Autrement dit, si l'on ne change pas très vite les "règles en place", plus un établissement réduira ses effectifs en investissant dans les robots, ordinateurs et machines, plus il gagnera d'argent au détriment du reste de la collectivité, qui devra, elle, indemniser ces nouveaux chômeurs!  

   Nous devons donc affronter différemment ce problème du chômage: la taxe sur les machines et la robotique est l'une des solutions!

      Sera indemnisé, non seulement celui qui a perdu un travail permanent, mais aussi  celui qui a perdu son "petit boulot" ou travail partiel de proximité d'utilité publique; travail payé au R.M.E. (Revenu Minimum Etendu)-augmenté à 5000F (en 1998) parce que considéré comme un travail permanent donnant droit à un salaire horaire minimum de base plus la sécu et la retraite, dès 18 ans!

    Tout foyer (ou famille) pourrait ainsi avoir un revenu minimum de 10.000F nets (actuels, début 1998), même si les deux conjoints travaillent l'un à mi-temps, l'autre à temps partiel. C'est le fondement indispensable au plaisir de vivre, pour être bien dans sa peau et dans la société!

    Par contre, l'évaluation des salaires "complets" pourrait se situer dans une fourchette de 1 à 5 suivant l'effort que nécessite le métier, les risques encourus ou les responsabilités; celle des revenus, restant de 1 à I0. L'indemnité de licenciement, liée au revenu, doit être moralisée: relevée pour les plus bas salaires, elle doit baisser pour les plus hauts, dès que la transparence existera!

    Un citoyen ne peut plus accepter que certains individus s'engraissent au détriment de ceux qu'ils exploitent! Les capitalistes puissants ou les hommes politiques au pouvoir, doivent aussi réaliser qu'un revenu supérieur à 10  fois le minimum vital de 10.000F que nous venons d'admettre pour un foyer, soit environ 100.000F / mois en 1998, les exposerait à la toise de l'impôt et au contrôle des autres citoyens. Simple équité pour les plus riches, et solidarité pour les plus pauvres! Par contre, comme il faut partir d'une situation donnée, ne doit-on pas aussi contrôler le capital accumulé depuis des générations, afin que l'impôt sur le patrimoine soit aussi juste qu'il l'est pour les plus gros salaires?

     Nous devons en terminer avec ce système "libre échangiste" Américo-Anglais qui permet tous les excès:  trop de libertés, tue la liberté! Consolidons notre Euro, afin de museler l'arrogant dollar, roi des marchés de dupes! Et profitons en pour développer de vrais Etats de Droit partout dans le monde, seul moyen d'arriver enfin à une Démocratie plus Directe.

       Quand j'étais gosse, j'étais scandalisé par la façon dont les petits musulmans d'Algérie étaient traités dans leur école coranique: ils ânonnaient pendant des heures chaque sourate du Coran, jusqu'à ce qu'ils les sachent par coeur. Leur "maître", un roseau ou autre bâton à la main, n'hésitait pas à frapper les insoumis!

       Ce "par coeur" les conduisait tout droit à une mise en condition! D'autant qu'on leur imposait un Arabe Ecrit, langue des envahisseurs du VII e siècle, qu'ils ignoraient totalement, ne connaissant que le Berbère, le Chaouïa, l'Arabe parlé, le Français ou l'Espagnol. Et ce conditionnement religieux leur fermait  les portes de la connaissance et de l'ouverture sur le monde.

      Certes les choses ont évolué depuis que l'Algérie est indépendante: c'est aux adultes que s'en prennent maintenant les "barbus", en particulier aux  femmes qui osent réclamer l'égalité, dans tous les domaines: politique, militaire et religieux!

     Vive donc l'enseignement  laïc républicain...à la condition que:

-   les écoles ne deviennent pas des lieux où s'instaure la violence;

-  les maîtres évitent le sectarisme, l'usure et la sclérose. Ils doivent rester ouverts aux propositions d'adaptation et d'évolution des technologies (dont l'informatique), associations, IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) et entreprises, pour ne viser que l'intérêt de nos enfants, qui doivent être reconnus dans leur personnalité. Un enfant ou adolescent qui se sent rejeté, ignoré, incompris, ne peut construire son identité dans la société et va engranger de la violence et de la haine!

    Comme pour l'adulte exclu, il n'a plus de "rôle" à vivre!

    C'est pourquoi, en France en particulier, les parents doivent mieux assumer l'éducation civique de leur enfants, quitte à prévoir une loi pour les y contraindre? Ils ne doivent plus se décharger sur les seules collectivités: crèches, garderies, juges; l'un des deux membres du couple pourrait se contenter d'un travail partiel ou à mi-temps, pour avoir le temps de s'occuper davantage de leurs enfants, dans la mesure où les salaires suivent, comme nous venons de le voir!

    Ne faudrait-il pas dégraisser ou restructurer certains corps enseignants de France, de l'école à l'université? Ne faudrait-il pas décentraliser la gestion des carrières dans le cadre d'une évolution collégiale et ne plus craindre d'éliminer les incapables qui découragent nos enfants par leur incompétence, ou leur volonté d'élitisme?  

    Alors peut-être trouverons-nous plus facilement des hommes et des femmes plus compétents, qui accepteront de devenir chefs d'établissement pour nos lycées et collèges!

    Il est bien de vouloir aider, jusqu'à la limite du supportable, les quelques enfants démotivés et générateurs de violence, avant qu'ils ne mettent les autres en danger de scolarité! Mieux vaut supporter la charge financière d'une école modèle comme celle de Vitruve, dans le 20° arrdt de Paris, que de payer la casse où la prévention n'existe pas! A l'école Vitruve, les adolescents semblent heureux de participer à la gestion de leur établissement et de s'épanouir en assumant leurs droits et leurs devoirs de citoyens?

    A propos de 20°: nous étions à Paris en 1976 quand Patrick, notre futur gendre, nous conseilla de le suivre dans ses cours du soir à Dorian, pour nous perfectionner en Anglais. Au fur et à mesure de notre suivi des cours, nous nous rendîmes compte que nous n'étions pas à la hauteur des jeunes gens présents, dont nos enfants, Corinne et Fabrice. Pire, au fur et à mesure que les semaines s'égrenaient, nous ne savions plus où nous mettre pour éviter d'être interrogés: fond de la classe, tête dans les épaules...et j'en passe. Jusqu'au jour où nous décidâmes de ne plus y aller. Nous avions pourtant plus de 40 ans...mais étions angoissés comme ces jeunes qui décrochent vite, dès qu'ils se sentent largués!

    L'excellent livre de Philippe Meirieu et Marc Guiraud, édition Plon, L'ECOLE OU LA GUERRE CIVILE traite de tous ces problèmes et j'espère que leurs pertinentes propositions seront vite étudiées, sinon appliquées; y compris celles concernant l'école obligatoire de 3 à 16 ans!

 

Etat

     Le moule de l'E.N.A doit être cassé. Nous devons former des dirigeants compétents, qui génèrent la solidarité... et non plus de ces politiciens assoiffés de pouvoir!

    Exigeons la transparence et la rigueur, quel que soit le train de vie.

    Plus aucune caisse noire ou fonds secret ne doit exister à quelque niveau que ce soit, y compris à celui de la Présidence de la République! Nous éviterons ainsi la création de S.A.C, Barbouzes et autres, suivant les hommes en place et les magouilles qui en découlent, souvent incontrôlables! Plus aucune raison d'Etat, ne doit être invoquée!

    Nous devons aussi revoir l'actuel système parlementaire majoritaire. Aucun petit parti ou particulier ne peut être élu sans le poids des gros média, qui n'appuient que ceux déjà bien en place, nous assommant avec leurs petites phrases...

   D'autant que trop souvent nos chers élus, grassement payés, se permettent de lire leur journal à l'assemblée, quand ils ne transforment pas ce lieu de communication en ring!

   Oui à la proportionnelle en régions, mais avec tous les citoyens et non avec deux ou trois pelés qui délèguent sans contrôler; "Alain le philosophe ne disait-il pas déjà, qu'il se promettait de convoquer tous les nouveaux Richelieu de la République sous les préaux des écoles afin qu'ils rendent compte!" (Le Monde Diplomatique de mai 1997)

   Faut-il sanctionner ce désintérêt politique? 

   Quand sortirons-nous de cette alternative Droite-Gauche, qui nous ne permet pas d'avancer? Si le respect de l'adversaire et de ses idées l'emportait sur le seul désir de prendre le pouvoir, nous aurions droit, suivant le programme choisi par les citoyens, à une gestion efficace faite par des professionnels, et non  à un combat de partisans...  les hémisphères droit et gauche  de notre cerveau ne se complètent-ils pas au lieu de  se détruire?

    Sinon, de même qu'une partition accidentelle ou maladive de notre cerveau  peut déboucher sur une hémiplégie, la déchirure droite-gauche  peut entraîner une paralysie du pays;  conséquence d'autant plus néfaste que le sectarisme alors engendré générera à son tour haine et violence...cycle infernal, si l'on ne contrôle plus ces rapports de force!

    Pour arriver à cette paix sociale, encore faut-il éliminer la corruption!

    Le pouvoir appartient trop aux financiers ( privés ou banques, Etats ou mafia) ou entreprises libérales qui agissent selon leurs propres règles, lesquelles n'ont rien à voir avec l'intérêt des citoyens du monde. Elles nous écrasent au fur et à mesure qu'elles imposent leur nouvelle rationalité économique, bien éloignée de l'ordre social ou humanitaire! (Pouvoirs de fin de siècle ).*

       Raymond Barre, notre ancien premier ministre, pourtant défenseur du libéralisme économique, n'a t-il pas dit:

"on ne peut décidément laisser le monde aux mains d'une bande d'irresponsables de trente ans qui ne pensent qu'à faire de l'argent". ( Le Nouvel Observateur du 9 février 1995).

    JE PENSE QU'IL EN SERA DE MÊME DEMAIN à Strasbourg et à Bruxelles, si la décentralisation n'est pas complète pour permettre le contrôle des décisions à l'échelon Européen et leurs applications avec sanctions. Et ce, dans le sens de la qualité de la vie pour tous les citoyens, et non pas dans l'intérêt d'une seule minorité de notables, ou gangsters de l'ombre!

    Tout comme nous, citoyens, sommes sanctionnés quand nous sommes coupables, les responsables de l'Etat et de ses administrations, ceux du privé et d'ailleurs, doivent, en plus de leur inéligibilité (à vie, serait indispensable!),  payer en étant rétrogradés ou mis en prison, suivant la gravité de la faute! Car si l'erreur peut être pardonnable, la faute, surtout quand elle est lourde, doit immédiatement être sanctionnée, même si le fautif occupe un poste important.

    Il est, en effet, trop facile de se contenter de dédommager, aux frais de l'Etat! l'Etat, c'est nous citoyens qui le finançons! Et nous en avons assez de toujours payer les pots cassés d'irresponsables.

     Coupable rimera enfin avec responsable, et élu avec déchu!

 *Le monde diplomatique de mai 1995: article d'Ignacio Ramonet.

 

chefs d'entreprise

 

   Les professeurs ou les instituteurs passent des examens pour pouvoir enseigner. Les automobilistes ne peuvent piloter leur véhicule qu'après avoir obtenu un permis de conduire. De même les médecins... 

   Les ministres, les employeurs ou chefs d'entreprise seraient-ils les seuls à faire n'importe quoi? Jusqu'à polluer l'homme et son environnement? L'amiante en est un triste exemple.

   Les futurs responsables doivent apprendre leur métier à l'école de la vie et le parfaire en faculté.

   J'en avais déjà fait la demande le 2.9.88 à Lionel Jospin, alors Ministre de l'Education Nationale, via mon ami Paul Quilès ( copies en Annexe).

    Les salariés devenus réellement responsables, pourraient parler à égalité avec leur P.D.G, pour éviter grève intempestive ou licenciement imbécile!

    Car, si l'employeur ( secteur public* ou privé) a souvent tort par abus de pouvoir, d'intolérance ou d'incompétence, il en est de même du salarié ignorant ou manipulé par les hommes d'un parti ou de syndicalistes irresponsables ou sectaires et corporatistes qui ne valent pas mieux que leur patron féodal! Pour arriver à plus de compréhension et d'ouverture d'esprit réciproque, il est temps pour l'un comme pour l'autre d'apprendre à se connaître, à se respecter et à négocier!

    Le savoir social est aussi important que l'économique. Certains politiques devraient l'enregistrer ...et envisager des mesures plus équilibrées, par exemple en ce qui concerne le droit de grève: instauré pour permettre à des salariés mal payés de lutter contre des patrons féodaux, il devient maintenant un droit de Nantis! Certains vont jusqu'à prendre les usagers pour otages, mettant leur propre entreprise, et par conséquent les autres membres du personnel, en danger!

*c'est là que se trouve maintenant le plus de branches mortes à couper, avant que ne soit asphyxiés des services entiers de l'Administration: pendant que certains croulent sous la surcharge de travail, d'autres ont si peu à faire, qu'ils ne servent à rien ...d'ailleurs François de Closets le dit très bien dans son compte à rebours P.141:

 "dans un univers concurrentiel, l'alternative à la modernisation s'appelle la disparition. Dans la sphère publique, en revanche, le changement n'est jamais ressenti comme une nécessité vitale, il semble n'être qu'une option à côté du maintien toujours possible du statu quo."

 Grève

    Nous en avons assez de ces grèves qui nous bloquent au détour d'un voyage, ou d'un simple déplacement. Combien de fois n'ai-je loupé des trains ou autres transports parce que je ne trouvais ni taxis ni métros en me levant!

    Que dire d'un week-end à Londres, transformé en sitting de 18 heures de l'après midi,  jusqu'à 7 heures, le lendemain matin, par suite d'une grève des aiguilleurs du ciel?

    Et de ce dimanche matin, où atteint par une impressionnante poussée de boutons irritants sur tout le corps et conduit d'urgence à l'hôpital Saint Louis de Paris... je me suis entendu dire: pas d'urgence ce dimanche de grève: "allez à l'hôpital Mondor de Créteil"!

    Tout cela devient pesant! Le droit de faire grève est sacré; tellement sacré, qu'il faut en user à bon escient. Utilisé à tout bout de champ, comme c'est trop souvent le cas chez des fonctionnaires qui ne risquent pas de perdre leur travail, c'est faire fi du droit des autres! et donner à des gens de droite l'occasion de penser qu'il vaut mieux faire passer le maximum de sociétés publiques au privé! Ne leur donnons plus cette opportunité, en nous montrant plus responsables! Votre hiérarchie ne veut rien entendre? Alors, traînez là devant les prud'hommes ou une autre instance judiciaire, mais ne faites plus souffrir vos concitoyens avec ces grèves qui finissent par sentir "l'auto défense"!

    1789 avait instauré la terreur pour couper la tête à un pouvoir absolu; à l'aube du XXI ème siècle, usons du droit de nous défendre mais n'abusons pas de notre droit de grève ( arme préférée des communistes français depuis 70 ans, ...alors que durement réprimée en U.R.S.S., dès février 1921)!

  Ici, je tiens à préciser:

 "il faut introduire une distinction entre la doctrine et la pratique du communisme. Comme philosophie politique, elle existe depuis des siècles, voire des millénaires. N'est-ce pas Platon qui, dans La République, fonda l'idée d'une cité idéale où les hommes ne seraient pas corrompus par l'argent et le pouvoir, où la sagesse, la raison et la justice commanderaient? Un penseur et homme d'état aussi éminent que Sir Thomas More, chancelier d'Angleterre en 1530, auteur de la fameuse utopia et mort sous la hache du bourreau d'Henri VIII, n'était-il pas un autre précurseur de cette idée de la cité idéale?...mais Lénine et Staline ont instauré la terreur pour asseoir leur pouvoir et prérogatives!"*

   Prenons l'habitude de faire plus souvent appel à la Justice qu'à vouloir la faire nous même, sans oublier que les Droits universels de l'Homme, passent avant un droit de grève!

*Le  livre noir du communisme, de Stéphane Courtois, Nicolas Werth,...Editions Robert Laffont

  La justice est lente et mal équipée?

  Agissons pour l'aider dans ce sens afin que soit rendue plus agréable notre vie en société.

Questions, sur ce qui inciterait

    1) un salarié à faire une  grève ponctuelle:

- un travail dangereux et insalubre, sans protection;

- par solidarité de classe, avec prise de position politique;

-  à force de ne pas être entendu de son chef,

- subir une injustice;

- avoir une surcharge de travail permanente;

- être mal payé;..

      2)  le citoyen à faire une grève dure:

- le mépris d'un Etat qui ne l'écoute plus, le pouvoir démocratique virant au totalitarisme!...

      3)  le patron à faire un lock out:

- la non participation des salariés à ses problèmes, par méconnaissance ou volonté politique, alors que ses prix ne sont plus concurrentiels....

- son anti-syndicalisme...

    Bref,  toutes les parties en arrivent trop vite à une situation extrême, qui ne peut plus être réglée que par un imbécile rapport de force. Je dis imbécile, car si le salarié y perd son salaire et l'employeur sa clientèle, le pauvre usager ou consommateur ou client ou patient non responsable est de toutes façons pénalisé!  Soit en étant privé d'un service, soit en payant la "casse". Je pense aux saccages des agriculteurs, "en colère"? UNE RETENUE devrait être déduite des indemnités accordées. De toute façon, nous devons leur appliquer la loi sur les "casseurs" et les condamner, avec d'autant plus de vigueur que ceux sont les plus gros qui sont de plus en plus subventionnés au fur et à mesure qu'ils absorbent les plus petits!

   "A force de refuser toute réglementation du droit de grève dans les services publics, on finit par légitimer le recours à l'illégalité dans le privé" (P.148 du compte à Rebours de F. de Closets)

   Quant à l'absurdité de l'Etat: c'est encore nous, citoyens, qui en faisons les frais!

   Nous devons proposer que la grève ne puisse plus être déclenchée sauvagement, mais seulement après des recours légaux.

- Exemple: mise en garde d'un employeur ( qu'il soit Etat ou Privé ) par le service Hygiène et Sécurité, ou l'Inspecteur du travail, en cas d'urgence prouvée pour les travailleurs d'un site. Les salariés saisiront le Tribunal des Référés, heure par heure. Si les juges confirment immédiatement cette urgence à l'employeur, celui-ci devra obtempérer sur le champ, même s'il va en appel! En cas de non exécution dans le délai imparti, il devra payer, en plus, une amende double du montant des travaux prévus que feront immédiatement exécuter, à ses frais, les responsables du service Hygiène et Sécurité! Si,  malgré cela, l'employeur persiste à vouloir attendre le résultat de son appel, les juges devront le faire emprisonner immédiatement, et lui faire payer une amende pour résistance abusive prouvée (la première multipliée par 10? )!

   Actuellement, les employeurs ou pollueurs utilisent trop souvent ce recours, qui les favorise; ils ont les moyens financiers pour payer leur défense, et la collectivité, pendant ce temps paie pour eux!

   Les patrons français comme certains syndicalistes, qui ont conservé cet esprit féodal, devront ainsi progresser pour que le climat social s'améliore et que notre industrie et vie publique ne soient plus perturbées par des grèves dont les problèmes auraient dus se régler simplement par la négociation. Cette dernière sera rendue obligatoire par loi ou décret, qui prévoira, en cas de Résistance abusive de l'une ou l'autre partie, une lourde amende  immédiatement payée aux ASSEDIC, ou autre caisse des chômeurs. En cas de refus: mise en prison (non plus ces prisons destructrices de personnalité, mais éducatrices, avec possibilité de réinsertion sociale...) immédiate du responsable concerné, même s'il est dirigeant syndical,  ministre, patron, ou grand commis de l'Etat!

      L'abus de grèves politiques ou corporatives, sans contre-propositions pour aboutir à de réelles négociations, nous conduit au chaos et nous fait perdre des marchés et donc de nouveaux emplois.

   Sans parler de censure! Ainsi du Syndicat du Livre qui, par des prises de position d'ordre politique plutôt que professionnelle, en arrive à priver une région ou même plusieurs de leurs journaux! Où est la liberté de la presse? Ce Syndicat, serait-il au dessus des Droits de l'Homme? Aurait-il plus de pouvoir qu'un juge? Et je ne parle pas des syndicats d'enseignants qui bloquent toute réforme...

    Tout citoyen devrait  aider à combattre tout lobby (que ce soit certains patrons routiers, enseignants...), afin que la loi s'applique à tous! Et ce sera d'autant plus important qu'un jour il y aura plus de robots au travail que d'humains!

   Oui au contrôle des plus hauts responsables, mais à la condition de nous considérer, nous citoyens, comme responsables à notre échelon, donc tout aussi condamnables.

    On ne doit plus revoir des scènes comme celles d'octobre 96 où des syndicalistes ont insulté Nicole Notat, n'étant pas d'accord avec ses positions.         S'ils estimaient, ce qui reste à prouver, qu'elle s'était mise aux ordres du ministre Juppé alors qu'elle voulait faire avancer le "chmelbik" de la Sécurité Sociale et de l'emploi, ils ne devaient pas imposer leur point de vue à coups de poings. La violence ne sera jamais la solution aux problèmes posés.

   Il faut régénérer le syndicalisme, pour éviter à certains de sombrer dans l'irresponsabilité ou le militantisme sectaire. Trop d'apparatchiks possèdent actuellement le pouvoir! Ils devront le partager avec des responsables compétents et autonomes; issus de la masse des nouveaux adhérents, petits-salariés et chômeurs, ils seront automatiquement et gratuitement inscrits au syndicat de leur choix, par le prélèvement direct sur les charges robotales, d'une cotisation (à négocier, par exemple sur la base de 0,3% environ, du salaire net annuel). Cette cotisation automatique pour la part "robotale", resterait volontaire en ce qui concerne les salariés. Les sommes seraient, par exemple, versées au Trésor par la Direction Départementale des impôts chargée d'en faire le prélèvement trimestriel; le Trésor Public le reverserait mensuellement aux syndicats, d'après une clé établie suivant leur position moyenne annuelle, calculée par les Inspecteurs du Travail lors des élections d'entreprise, prud'homale...

   Les nouvelles générations doivent perdre notre habitude de coller des étiquettes à priori, afin de vivre la pluri humanité qui se dessine, dans un métissage de plus en plus souhaitable.

  Notre société deviendra d'autant plus équilibrée que le service public s'ouvrira à plus de rationalité et de rigueur, et que notre collectivité pourra créer des oeuvres qui dépasseront le niveau de l'individualisme.

Ecologie

    Entendre le bruit de la hache qui abat un arbre, semble si naturel à l'homme qui pille la nature, qu'il ne sent ni ne ressent plus rien; même pas l'essence de l'arbre qui souffre. Pourtant l'odeur de ce figuier que mon voisin est en train d'abattre, sous prétexte qu'il lézardait son mur de clôture, me parvient comme un parfum d'agonie.

    Détruire la variété  de la nature, c'est borner l'avenir humain!

    Il est urgent d'arrêter le massacre des dernières forêts tropicales! On doit interdire à des sociétés multinationales voraces la coupe des arbres d'essence rare! Elles ouvrent la voie de la destruction totale des dernières grandes forêts, en utilisant, qui plus est, à bon marché, les populations locales à la recherche d'un maigre revenu, comme c'est particulièrement le cas au Brésil, à Madagascar!..

    Car, ces multinationales encouragent les désirs de plus en plus exigeants de consommateurs de moins en moins citoyens?

    N'est-il pas urgent que notre esprit civique nous fasse comprendre que nous devons limiter et même refuser l'usage de ces meubles ou parquet de bois précieux et nous contenter de leur imitation, ou d'un matériau moins noble, mais plus durable, comme nous avons commencé à le faire pour les fourrures?

 

Du gourdin vif

au vil profit,

gît sur la banquise,

la tête éclatée,

un jeune phoque

dénudé!

       L'amende infligée au pollueur doit être dissuasive! Tant qu'elle sera inférieure au coût de suppression de la pollution, nous aurons, par exemple, des pétroliers qui prendront le risque de dégazer en haute mer,  quitte à se faire prendre, plutôt que de le faire au poste prévu à quai.

    D'où notre proposition au 1er Ministre, en Annexe III.

    Doit-on laisser les pétroliers et leurs multinationales s'emparer du territoire des U'Was, et détruire leur civilisation millénaire, sous prétexte de profit pour l'Etat colombien?

    Et le nucléaire? Faut-il toujours faire confiance aux seuls "experts" de l'Etat, alors qu'ils ont  osé nous affirmer que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté à nos frontières en 1986?

   Que faire de ces usines à l'allure de cathédrales, dés qu'elles sont mises en veilleuse? Ne serait-il pas plus utile d'encourager par des aides financiéres, l'utilisation d'énergies douces?

    Il faudrait interdire en permanence la circulation des véhicules polluants dans les villes: seuls auront le droit d'entrer et de sortir ceux électriques et ceux équipés, par exemple au G.P.L (gaz de pétrole liquéfiés,...). Ils recevront une seule et définitive vignette avec code-barre par véhicule, à coller à l'intérieur du pare-brise, juste derrière le rétroviseur; le code disparaîtrait si l'on essayait de l'arracher, ce qui en éviterait le vol dans les voitures.

   Les entrées des villes seraient équipées de feux lecteurs de ces codes, les véhicules non équipés déclenchant une alarme qui les signalerait aussitôt à la police, qui verbaliserait! (comme proposé au Ministre, en Annexe III)

     Les véhicules de transport publique : tout investissement nouveau le sera avec un carburant non polluant.

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