Chapitre
II
Oser
repenser la société et le travail
nécessité et
travail
"Enfin, l'instruction
bien dirigée corrige l'inégalité naturelle des facultés, au lieu de les fortifier,
comme les bonnes lois remédient à l'inégalité naturelle des moyens de subsistance;
(...) la liberté sera plus étendue, plus entière que dans l'indépendance de
la vie sauvage".
Condorcet.
Quand je relis le Premier Homme d'Albert
Camus, je ne puis m'empêcher de constater le nombre de fois qu'il utilise le
mot nécessité pour mieux faire ressortir la pénible condition de ceux qui vivent
dans la pauvreté, tout en travaillant dur!
C'est ce qu'il appelle "l'école de
la nécessité", dans son introduction au livre de Louis Guilloux: la maison du peuple.
Nos merveilleuses inventions de "nano
technologie", de l'agro-alimentaire (où nous découvrons que les microbes
produisent des protéines "moins chères" et en nombre plus grand que
celles animales ou végétales), de robots et d'ordinateurs, nous permettent maintenant d'envisager autrement
le rapport de l'homme au travail. Comme l'écrit la philosophe Hannah Arendt:
"L'avènement de l'automatisation qui, en quelques décennies, probablement
videra les usines et libérera l'humanité de son fardeau le plus ancien et le
plus naturel, le fardeau du travail, l'asservissement à la nécessité".*
Mais, de la nécessité au nécessiteux, il
peut y avoir un vide social!
Nous devons repenser notre société et sa
dépendance au travail, puisque ces vrais esclaves que sont les machines, robots
plantes et microbes travaillent maintenant pour nous; ce qui devrait nous donner
enfin le temps et l'argent pour mieux vivre!
D'autant que la seule consommation d'objets
ne peut combler qu'une infime partie de nos besoins; l'essentiel dépend de plus
en plus de nos rapports sociaux, de nos affinités culturelles et artistiques,
des sports et loisirs que nous pouvons pratiquer...et surtout de la maîtrise
de notre temps de liberté!
Je prends le mot culturel dans ce qu'il englobe
de plus vaste, dont la responsabilisation des citoyens commencée dès l'age de
deux ans, à la maternelle, avec l'ouverture de l'esprit vers la créativité,
la connaissance de leurs droits mais aussi de leurs devoirs, dont le respect
de l'Autre! Et, plus l'homme se développera dans son humanité, plus sa culture
sera grande.
Une araignée fera toujours les mêmes magnifiques
toiles, comme son aïeule le faisait il y a un million d'années, sans rien changer!
L'homme lui cherche toujours d'autres voies, et d'autres chemins, et, à force
de s'inventer d'autres mondes, il finit par se créer des jardins secrets que
même la nature ne saurait imaginer!
*La condition de l'homme moderne, éditions
Poquet Agora.
taxer les robots
Le facteur le plus important de suppression
de postes de travail, donc de chômage, après les microbes*, reste la robotique.
Je veux parler des machines et robots comprenant tout ce matériel à la disposition
de l'homme: camions, trains, navires, tracteurs, pelleteuses et bull. en tous
genres, machines à laver industrielles, gros ordinateurs et robots... en somme,
tous les destructeurs des postes de travail pénibles ou pas, de l'homme!
Des livres entiers ont été écrits sur le
sujet (dès 1948 avec Norbert Wiener, jusqu'à Jérémy Rifkin**, en 1996 ). Mais,
au lieu de libérer l'homme, la robotique risque de l'exclure du système
actuel, si nous laissons faire ces financiers et/ou ces mafieux...qui ont réussi
à se l'approprier, dans leur seul intérêt, comme le vise la firme Monsanto avec
son gène "terminator", pour conserver un monopole terrestre des plantes!
Ayant presque terminé ce livre, je tombe sur
la pertinente étude de Viviane Forrester, critique littéraire au journal Le
Monde, qui vient d'écrire l'horreur économique***.
Dans son analyse, elle dénonce la prise de pouvoir de quelques uns dans le monde,
grâce aux nouvelles technologies, et précise:
"pour
la première fois, la masse humaine n'est plus matériellement nécessaire, et
moins encore économiquement, au petit nombre qui détient les pouvoirs et pour
qui les vies humaines évoluant à l'extérieur de leur cercle intime n'ont d'intérêt,
voire d'existence - on s'en aperçoit chaque jour davantage - que d'un point
de vue utilitaire."
Qui plus est, selon le plan d'amortissement
choisi, les investissements d'une entreprise ( en particulier achats de robots,
machines...) sont déductibles des impôts sur une ou plusieurs années.
C'est donc la collectivité qui les financent? alors qu'ils sont facteur de chômage!
Même l'ordinateur du particulier n'est pas
anodin!
Dans les années 50, pour rendre lisible mon
manuscrit de guerre, j'avais demandé à une jeune fille de le taper à la machine
à écrire. Maintenant, avec un ordinateur, je fais tout moi--même, et supprime,
de ce fait, une partie du travail des anciennes sténodactylos. Il en est ainsi
des comptables, des médecins, des agriculteurs...!
*Pas de chômage pour les microbes, où Joël de Rosnay les montre au travail,
au fur et à mesure qu'ils deviennent nos principaux ouvriers chargés de la production
de masse. **La fin
du travail, préfacé par
Michel Rocard, aux éditions La découverte.
***l'horreur économique
de Viviane
Forrester, éditions Fayard. 1996.
proposition
Il ne faudrait plus taxer seulement l'homme
(cotisations et charges sociales), mais aussi les microbes, les machines et
les robots qui le remplacent; il serait urgent que des économistes et des hommes
de science (CNRS, Sociologues?..) se penchent sur ce problème. Ils pourraient
étudier le nombre exact des suppressions de postes dues aux investissements
des sociétés multinationales de Pétrole, Armement, Automobile, Agro-alimentaire,
Banques... afin de pouvoir établir une grille de taxes, ou "cotisations
sociales". Celles-ci, déductibles, comme le sont actuellement les salaires
et charges, seraient imposées au privé comme au public... Elles seraient proportionnelles
au nombre d'emplois supprimés, suivant la taille et la technologie des machines!
En ce qui concerne la Shell, j'arrive au
chiffre de 66%:
- le personnel optimum était supérieur à 12.000
salariés en 1957, et n'est plus que de 4.000 en 1998; il est donc passé à 4/12,
-
soit 1/3; c'est donc 2/3 du personnel qui a disparu en 40 ans, soit bien 66%!
Et ce nombre s'applique à une masse salariale qui représente moins de 5% du
chiffre d'affaire!!!
Le document en Annexe I, lettre du citoyen
Lambda paru dans C.F.D.T initiatives,
a été adressé à P. Brard, député-maire de Montreuil ( en annexe
aussi)
et à Michel Rocard, député européen, puisque le 1er Ministre Jospin n'a reçu
que le courrier porté en Annexe II.
Il est prévisible qu'il y aura demain dans le
monde plus de robots et de machines que de salariés au travail. Si l'on taxe
ces robots et ces machines à environ 75% des charges salariales actuellement
payées par le salarié disparu, on ne taxera les entreprises ou fonctions publiques
ou associations utilisant du personnel, qu'à 25% par salarié en poste!
Avec l'argent généré par les microbes et
robots, l'Etat, les Régions et les Communes pourront créer une multitude de
postes de travail:
-
comme celui d'îlotier par rue, afin de mieux respecter citoyens et environnement;
-
en revaloriser d'autres; il est en effet, plus digne d'être payé en se rendant
utile à la communauté, qu'à ne rien faire!
Ce qui compte le plus à mes yeux, ce sont
les mesures pour sauvegarder la dignité humaine: sécurité et soins préventifs
pour le corps, instruction solide pour l'esprit, lois pour la défense de l'environnement...
Le
travail ne doit plus être une corvée mais l'une de nos activités humaines; les corvées resteraient le lot des robots (le
mot, en tchèque, veut dire à la fois corvée et travail ).
Pour éviter que ces robots (qui appartiennent
trop fréquemment à des multinationales) ne soient déclarés dans les pays où
les bénéfices sont le moins imposés, il faut que cette taxe soit appliquée dans
le monde entier, après suppression des
paradis fiscaux.
Les multinationales peuvent d'autant mieux
supporter le choc qu'elles détiennent souvent les richesses des sous sols de
certains pays ou cautionnent des dictateurs ou des "princes" avec
qui elles partagent les bénéfices. Il serait temps d'ailleurs, par l'usage de
cette taxe, qu'une partie de ces revenus reviennent démocratiquement à la population,
afin que chacun ait un salaire décent.
Les particuliers sont bien taxés, eux, sur
leurs T.V. ou sur leurs voitures!
PERCEVOIR UN
REVENU DECENT
Le monde des années 50 à 1975, que nous
"anciens" avons connu pendant notre vie active, avait une croissance
annuelle de 5% en moyenne, un chômage presque inexistant et une inflation de
plus de 10 %; l'on croyait déjà au progrès éternel! Mais ce subterfuge capitaliste
a été mis à mal en Mai 1968. L'on a enfin compris que pour être citoyen il ne
suffisait pas de consommer et d'avoir le droit de vote: nous devions construire
ensemble un lien social international; nous devions faire respecter les droits
de l'homme, pour un épanouissement de l'humanité dans la joie et la liberté.
Ainsi, l'exploitation des pays dits "sous
développés" où les capitalistes viennent chercher une main d'oeuvre bon
marché devrait disparaître (voir le problème des Mayas* du Chiapas, au Mexique
et au Guatemala, avec les Ladino).
Actuellement, avec
le poids du chômage, des millions de gens démunis, souffrent. Les plus riches
et les plus puissants, tirent leur épingle du jeu. Plus nous les laisserons
faire, moins le monde pourra s'ouvrir à la démocratie directe; la misère générera
la violence, seul moyen d'expression qui reste aux plus pauvres. Nous avons
déjà laissé s'ouvrir la porte de l'intégrisme;
demain se sera à nouveau le Goulag ou l'enfer nazi.
Il est anormal de voir des Etats vivre au
dessus de leurs moyens, en encourageant une certaine fraude fiscale. Les milliards
qui manquent doivent être financés par des salariés, de moins en moins nombreux,
de plus en plus
pauvres, pour payer des chômeurs de moins en
moins indemnisés, au fur et à mesure qu'ils sont plus nombreux!
*Moi Rigoberta Menchû, d'Elisabeth Burgos
aux éditions Témoins/Gallimard .
Ce n'est ni équitable ni rentable.
Il est
préférable de donner de suite un revenu décent à celui ou celle qui choisira
d'accomplir n'importe quel petit travail
utile à la collectivité.
Autrement dit, on ne mesurera plus la seule
quantité et la qualité du travail accompli par rapport à la rentabilité capitalistique,
mais aussi son apport culturel ou social à la collectivité!
L'apport culturel ou social rivalisera donc
avec la rentabilité capitaliste, pour que nous puissions réduire à zéro, le
chomage.
Ainsi le maire d'une petite commune pourrait
toucher un salaire d'environ 10.000 F, s'il est dans l'obligation de perdre
son travail...
Est-il normal qu'un salarié qui paie des
impôts, règle une taxe d'habitation qui passera du jour au lendemain de 6.000
à 8.000F, parce que son voisin, lui, ne payant aucun impôt, en est exonéré?
Il
est urgent que tous les foyers paient
un impôt, donc que tous
les
citoyens aient un revenu décent pour régler leur logement et leur nourriture...ils
pourront ainsi contribuer au développement de la démocratie, en se sentant concerné par les économies
à faire, et les réformes à proposer! Sinon nous en arrivons à des situations
aberrantes où des "assistés" qui occupent par exemple un H.L.M. avec
APL et qui bénéficient d'autres subventions, dont les allocations familiales...ne
sont pas imposés, alors qu'ils totalisent un revenu supérieur à certains autres
qui ne bénéficient pas de tous ces secours, mais payent leur impôt!
Dans la Constitution Universelle à venir,
ne faudrait-il pas supprimer le "droit au travail" et le remplacer
par un "droit à un revenu" pour chaque individu? à la condition que chacun accepte, pour devenir
un citoyen actif, de prendre le premier
travail ou petit boulot offert dès l'age de 18 ans, qu'il poursuive ou pas
ses études?
Cette taxe sur les robots, ajoutée à l'économie
sur les armements, servirait aujourd'hui à:
-
aider réellement les inventeurs,
-
éviter le déficit d'une sécu modernisée,
- financer l'aide aux personnes dépendantes,
- subventionner les associations "d'utilité
publique",
- participer à la création d'entreprises,
- donner un salaire pour tout petit travail utile
à la société,
-
proposer, à la carte, la retraite de 55 à 65 ans, pour mieux nous partager le
travail que nous laissent les robots et machines,
-
et surtout, payer le coût de la dépollution!
Quand on se rend compte que des industriels ou communes ont pollué des sites
depuis des siècles, il est temps de stopper ce massacre de la nature et des
humains qui y vivent, ensuite!
L'on me rétorque: il ne faut pas taxer le
progrès! Alors je vois rouge. Ces personnes devraient d'abord se demander pourquoi
les entreprises récupèrent pour l'Etat une T.V.A. aussi importante...que l'on
fait payer aux seuls consommateurs, dont les plus pauvres! Il serait plus juste
que la T.V.A. soit encore réduite et la C.S.G. augmentée!
Une machine peut travailler 24h/24, toute
l'année, les arrêts d'entretien, mis à part, sans se mettre en grève! De plus,
elle coûte bien peu à l'entreprise...étant déductible des impôts par le biais
des amortissements. Autrement dit, si l'on ne change pas très vite les "règles
en place", plus un établissement réduira ses effectifs en investissant
dans les robots, ordinateurs et machines, plus il gagnera d'argent au détriment
du reste de la collectivité, qui devra, elle, indemniser ces nouveaux chômeurs!
Nous devons donc
affronter différemment ce problème du chômage: la taxe sur les machines
et la robotique est l'une des solutions!
Sera indemnisé, non seulement celui qui
a perdu un travail permanent, mais aussi celui
qui a perdu son "petit boulot" ou travail partiel de proximité d'utilité
publique; travail payé au R.M.E. (Revenu Minimum Etendu)-augmenté à 5000F (en
1998) parce que considéré comme un travail permanent donnant droit à un salaire
horaire minimum de base plus la sécu et la retraite, dès 18 ans!
Tout foyer (ou famille) pourrait ainsi avoir
un revenu minimum de 10.000F nets
(actuels, début 1998), même si les
deux conjoints travaillent l'un à mi-temps, l'autre à temps partiel. C'est le
fondement indispensable au plaisir de
vivre, pour être bien dans sa peau et dans la société!
Par contre, l'évaluation des salaires "complets"
pourrait se situer dans une fourchette de 1 à 5 suivant l'effort que nécessite
le métier, les risques encourus ou les responsabilités; celle des revenus, restant
de 1 à I0. L'indemnité de licenciement, liée au revenu, doit être moralisée:
relevée pour les plus bas salaires, elle doit baisser pour les plus hauts, dès
que la transparence existera!
Un citoyen ne peut plus accepter que certains
individus s'engraissent au détriment de ceux qu'ils exploitent! Les capitalistes
puissants ou les hommes politiques au pouvoir, doivent aussi réaliser qu'un
revenu supérieur à 10 fois le minimum
vital de 10.000F que nous venons d'admettre pour un foyer, soit environ 100.000F
/ mois en 1998, les exposerait à la toise de l'impôt et au contrôle des autres
citoyens. Simple équité pour les plus riches, et solidarité pour les plus pauvres!
Par contre, comme il faut partir d'une situation donnée, ne doit-on pas aussi
contrôler le capital accumulé depuis des générations, afin que l'impôt sur le
patrimoine soit aussi juste qu'il l'est pour les plus gros salaires?
Nous devons en terminer avec ce système
"libre échangiste" Américo-Anglais qui permet tous les excès: trop de libertés, tue la liberté! Consolidons
notre Euro, afin de museler l'arrogant dollar, roi des marchés de dupes! Et
profitons en pour développer de vrais Etats de Droit partout dans le monde,
seul moyen d'arriver enfin à une Démocratie plus Directe.
Quand j'étais gosse, j'étais scandalisé
par la façon dont les petits musulmans d'Algérie étaient traités dans leur école
coranique: ils ânonnaient pendant des heures chaque sourate du Coran, jusqu'à
ce qu'ils les sachent par coeur. Leur "maître", un roseau ou autre
bâton à la main, n'hésitait pas à frapper les insoumis!
Ce "par coeur" les conduisait
tout droit à une mise en condition! D'autant qu'on leur imposait un Arabe Ecrit,
langue des envahisseurs du VII e siècle, qu'ils ignoraient totalement, ne connaissant
que le Berbère, le Chaouïa, l'Arabe parlé, le Français ou l'Espagnol. Et ce
conditionnement religieux leur fermait les portes de la connaissance et de l'ouverture
sur le monde.
Certes les choses ont évolué depuis que
l'Algérie est indépendante: c'est aux adultes que s'en prennent maintenant les
"barbus", en particulier aux femmes
qui osent réclamer l'égalité, dans tous les domaines: politique, militaire et
religieux!
Vive donc l'enseignement laïc
républicain...à la condition que:
- les écoles ne deviennent pas des lieux où
s'instaure la violence;
- les maîtres évitent le sectarisme, l'usure
et la sclérose. Ils doivent rester ouverts aux propositions d'adaptation et
d'évolution des technologies (dont l'informatique), associations, IUFM (Institut
Universitaire de Formation des Maîtres) et entreprises, pour ne viser que l'intérêt de nos enfants,
qui doivent être reconnus dans leur personnalité. Un enfant ou adolescent qui
se sent rejeté, ignoré, incompris, ne peut construire son identité dans la société
et va engranger de la violence et de la haine!
Comme pour l'adulte exclu, il n'a plus de
"rôle" à vivre!
C'est pourquoi, en France en particulier,
les parents doivent mieux assumer l'éducation civique de leur enfants, quitte
à prévoir une loi pour les y contraindre? Ils ne doivent plus se décharger sur
les seules collectivités: crèches, garderies, juges; l'un des deux membres du
couple pourrait se contenter d'un travail partiel ou à mi-temps, pour avoir
le temps de s'occuper davantage de leurs enfants, dans la mesure où les salaires
suivent, comme nous venons de le voir!
Ne faudrait-il pas dégraisser ou restructurer
certains corps enseignants de France, de l'école à l'université? Ne faudrait-il
pas décentraliser la gestion des carrières dans le cadre d'une évolution collégiale
et ne plus craindre d'éliminer les incapables qui découragent nos enfants par
leur incompétence, ou leur volonté d'élitisme?
Alors peut-être trouverons-nous plus facilement
des hommes et des femmes plus compétents, qui accepteront de devenir chefs d'établissement
pour nos lycées et collèges!
Il est bien de vouloir aider, jusqu'à la
limite du supportable, les quelques enfants démotivés et générateurs de violence,
avant qu'ils ne mettent les autres en danger de scolarité! Mieux vaut supporter
la charge financière d'une école modèle comme celle de Vitruve, dans le 20°
arrdt de Paris, que de payer la casse où la prévention n'existe pas! A l'école
Vitruve, les adolescents semblent heureux de participer à la gestion de leur
établissement et de s'épanouir en assumant leurs droits et leurs devoirs de
citoyens?
A propos de 20°: nous étions à Paris en 1976
quand Patrick, notre futur gendre, nous conseilla de le suivre dans ses cours
du soir à Dorian, pour nous perfectionner en Anglais. Au fur et à mesure de
notre suivi des cours, nous nous rendîmes compte que nous n'étions pas à la
hauteur des jeunes gens présents, dont nos enfants, Corinne et Fabrice. Pire,
au fur et à mesure que les semaines s'égrenaient, nous ne savions plus où nous
mettre pour éviter d'être interrogés: fond de la classe, tête dans les épaules...et
j'en passe. Jusqu'au jour où nous décidâmes de ne plus y aller. Nous avions
pourtant plus de 40 ans...mais étions angoissés comme ces jeunes qui décrochent
vite, dès qu'ils se sentent largués!
L'excellent livre de Philippe Meirieu et
Marc Guiraud, édition Plon, L'ECOLE OU
LA GUERRE CIVILE traite de tous ces problèmes et j'espère que leurs pertinentes
propositions seront vite étudiées, sinon appliquées; y compris celles concernant
l'école obligatoire de 3 à 16 ans!
Etat
Le moule de l'E.N.A doit être cassé. Nous
devons former des dirigeants compétents, qui génèrent la solidarité... et non
plus de ces politiciens assoiffés de pouvoir!
Exigeons la transparence et la rigueur, quel
que soit le train de vie.
Plus aucune caisse noire ou fonds secret
ne doit exister à quelque niveau que ce soit, y compris à celui de la Présidence
de la République! Nous éviterons ainsi la création de S.A.C, Barbouzes et autres,
suivant les hommes en place et les magouilles qui en découlent, souvent incontrôlables!
Plus aucune raison d'Etat, ne doit être invoquée!
Nous devons aussi revoir l'actuel système
parlementaire majoritaire. Aucun petit parti ou particulier ne peut être élu
sans le poids des gros média, qui n'appuient que ceux déjà bien en place, nous
assommant avec leurs petites phrases...
D'autant que trop souvent nos chers élus,
grassement payés, se permettent de lire leur journal à l'assemblée, quand ils
ne transforment pas ce lieu de communication en ring!
Oui à la proportionnelle en régions, mais
avec tous les citoyens et non avec deux ou trois pelés qui délèguent sans contrôler;
"Alain le philosophe ne disait-il pas déjà, qu'il se promettait de convoquer
tous les nouveaux Richelieu de la République sous les préaux des écoles afin
qu'ils rendent compte!" (Le Monde Diplomatique de mai 1997)
Faut-il sanctionner ce désintérêt politique?
Quand sortirons-nous de cette alternative
Droite-Gauche, qui nous ne permet pas d'avancer? Si le respect de l'adversaire
et de ses idées l'emportait sur le seul désir de prendre le pouvoir, nous aurions
droit, suivant le programme choisi par les citoyens, à une gestion efficace
faite par des professionnels, et non à
un combat de partisans... les hémisphères
droit et gauche de notre cerveau ne
se complètent-ils pas au lieu de se
détruire?
Sinon, de même qu'une partition accidentelle
ou maladive de notre cerveau peut déboucher
sur une hémiplégie, la déchirure droite-gauche peut entraîner une paralysie du pays; conséquence d'autant plus néfaste que le sectarisme
alors engendré générera à son tour haine et violence...cycle infernal, si l'on
ne contrôle plus ces rapports de force!
Pour arriver à cette paix sociale, encore
faut-il éliminer la corruption!
Le pouvoir appartient trop aux financiers
( privés ou banques, Etats ou mafia) ou entreprises libérales qui agissent selon
leurs propres règles, lesquelles n'ont rien à voir avec l'intérêt des citoyens
du monde. Elles nous écrasent au fur et à mesure qu'elles imposent leur nouvelle
rationalité économique, bien éloignée de l'ordre social ou humanitaire! (Pouvoirs
de fin de siècle ).*
Raymond Barre, notre ancien premier ministre,
pourtant défenseur du libéralisme économique, n'a t-il pas dit:
"on
ne peut décidément laisser le monde aux mains d'une bande d'irresponsables de
trente ans qui ne pensent qu'à faire de l'argent". ( Le Nouvel Observateur
du 9 février 1995).
JE PENSE QU'IL EN SERA DE MÊME DEMAIN à Strasbourg et à Bruxelles,
si la décentralisation n'est pas complète pour permettre le contrôle des décisions
à l'échelon Européen et leurs applications avec sanctions. Et ce, dans le sens
de la qualité de la vie pour tous les citoyens, et non pas dans l'intérêt d'une
seule minorité de notables, ou gangsters de l'ombre!
Tout comme nous, citoyens, sommes sanctionnés
quand nous sommes coupables, les responsables de l'Etat et de ses administrations,
ceux du privé et d'ailleurs, doivent, en plus de leur inéligibilité (à vie,
serait indispensable!), payer en étant
rétrogradés ou mis en prison, suivant la gravité de la faute! Car si l'erreur
peut être pardonnable, la faute, surtout quand elle est lourde, doit immédiatement
être sanctionnée, même si le fautif occupe un poste important.
Il est, en effet, trop facile de se contenter
de dédommager, aux frais de l'Etat! l'Etat, c'est nous citoyens qui le finançons!
Et nous en avons assez de toujours payer
les pots cassés d'irresponsables.
Coupable rimera enfin avec responsable,
et élu avec déchu!
*Le
monde diplomatique de mai 1995: article d'Ignacio Ramonet.
chefs d'entreprise
Les professeurs ou les instituteurs passent
des examens pour pouvoir enseigner. Les automobilistes ne peuvent piloter leur
véhicule qu'après avoir obtenu un permis de conduire. De même les médecins...
Les ministres, les employeurs ou chefs d'entreprise
seraient-ils les seuls à faire n'importe quoi? Jusqu'à polluer l'homme et son
environnement? L'amiante en est un triste exemple.
Les futurs responsables doivent apprendre
leur métier à l'école de la vie et le parfaire en faculté.
J'en avais déjà fait la demande le 2.9.88
à Lionel Jospin, alors Ministre de l'Education Nationale, via mon ami Paul Quilès
( copies en Annexe).
Les salariés devenus réellement responsables,
pourraient parler à égalité avec leur P.D.G, pour éviter grève intempestive
ou licenciement imbécile!
Car, si l'employeur ( secteur public* ou
privé) a souvent tort par abus de pouvoir, d'intolérance ou d'incompétence,
il en est de même du salarié ignorant ou manipulé par les hommes d'un parti
ou de syndicalistes irresponsables ou sectaires et corporatistes qui ne valent
pas mieux que leur patron féodal! Pour arriver à plus de compréhension et d'ouverture
d'esprit réciproque, il est temps pour l'un comme pour l'autre d'apprendre à
se connaître, à se respecter et à négocier!
Le savoir social est aussi important que
l'économique. Certains politiques devraient l'enregistrer ...et envisager des
mesures plus équilibrées, par exemple en ce qui concerne le droit de grève:
instauré pour permettre à des salariés mal payés de lutter contre des patrons
féodaux, il devient maintenant un droit de Nantis! Certains vont jusqu'à prendre
les usagers pour otages, mettant leur propre entreprise, et par conséquent les
autres membres du personnel, en danger!
*c'est
là que se trouve maintenant le plus de branches mortes à couper, avant que ne
soit asphyxiés des services entiers de l'Administration: pendant que certains
croulent sous la surcharge de travail, d'autres ont si peu à faire, qu'ils ne
servent à rien ...d'ailleurs François de Closets le dit très bien dans son compte à rebours P.141:
"dans un univers concurrentiel, l'alternative
à la modernisation s'appelle la disparition. Dans la sphère publique, en revanche,
le changement n'est jamais ressenti comme une nécessité vitale, il semble n'être
qu'une option à côté du maintien toujours possible du statu quo."
Grève
Nous en avons assez de ces grèves qui nous
bloquent au détour d'un voyage, ou d'un simple déplacement. Combien de fois
n'ai-je loupé des trains ou autres transports parce que je ne trouvais ni taxis
ni métros en me levant!
Que dire d'un week-end à Londres, transformé
en sitting de 18 heures de l'après midi, jusqu'à 7 heures, le lendemain matin, par suite d'une grève des
aiguilleurs du ciel?
Et de ce dimanche matin, où atteint par une
impressionnante poussée de boutons irritants sur tout le corps et conduit d'urgence
à l'hôpital Saint Louis de Paris... je me suis entendu dire: pas d'urgence ce
dimanche de grève: "allez à l'hôpital Mondor de Créteil"!
Tout cela devient pesant! Le droit de faire
grève est sacré; tellement sacré, qu'il faut en user à bon escient. Utilisé
à tout bout de champ, comme c'est trop souvent le cas chez des fonctionnaires
qui ne risquent pas de perdre leur travail, c'est faire fi du droit des autres!
et donner à des gens de droite l'occasion de penser qu'il vaut mieux faire passer
le maximum de sociétés publiques au privé! Ne leur donnons plus cette opportunité,
en nous montrant plus responsables! Votre hiérarchie ne veut rien entendre?
Alors, traînez là devant les prud'hommes ou une autre instance judiciaire, mais
ne faites plus souffrir vos concitoyens avec ces grèves qui finissent par sentir
"l'auto défense"!
1789 avait instauré la terreur pour couper
la tête à un pouvoir absolu; à l'aube du XXI ème siècle, usons du droit de nous
défendre mais n'abusons pas de notre droit de grève ( arme préférée des communistes
français depuis 70 ans, ...alors que durement réprimée en U.R.S.S., dès février
1921)!
Ici, je tiens à préciser:
"il faut introduire une distinction entre
la doctrine et la pratique du communisme. Comme philosophie politique, elle
existe depuis des siècles, voire des millénaires. N'est-ce pas Platon qui, dans
La République, fonda l'idée d'une cité idéale où les hommes ne seraient
pas corrompus par l'argent et le pouvoir, où la sagesse, la raison et la justice
commanderaient? Un penseur et homme d'état aussi éminent que Sir Thomas More,
chancelier d'Angleterre en 1530, auteur de la fameuse utopia
et mort sous la hache du bourreau d'Henri VIII, n'était-il pas un autre précurseur
de cette idée de la cité idéale?...mais Lénine et Staline ont instauré la terreur
pour asseoir leur pouvoir et prérogatives!"*
Prenons l'habitude de faire plus souvent appel
à la Justice qu'à vouloir la faire nous même, sans oublier que les Droits universels
de l'Homme, passent avant un droit de grève!
*Le livre
noir du communisme, de Stéphane Courtois, Nicolas Werth,...Editions Robert
Laffont
La justice est lente et mal équipée?
Agissons pour l'aider dans ce sens afin que
soit rendue plus agréable notre vie en société.
Questions,
sur ce qui inciterait
1) un salarié à faire une grève ponctuelle:
-
un travail dangereux et insalubre, sans protection;
-
par solidarité de classe, avec prise de position politique;
- à force de ne pas être entendu de son chef,
-
subir une injustice;
-
avoir une surcharge de travail permanente;
-
être mal payé;..
2) le
citoyen à faire une grève dure:
-
le mépris d'un Etat qui ne l'écoute plus, le pouvoir démocratique virant au
totalitarisme!...
3) le
patron à faire un lock out:
-
la non participation des salariés à ses problèmes, par méconnaissance ou volonté
politique, alors que ses prix ne sont plus concurrentiels....
-
son anti-syndicalisme...
Bref, toutes
les parties en arrivent trop vite à une situation extrême, qui ne peut plus
être réglée que par un imbécile rapport de force. Je dis imbécile, car si le
salarié y perd son salaire et l'employeur sa clientèle, le pauvre usager ou
consommateur ou client ou patient non responsable est de toutes façons pénalisé!
Soit en étant privé d'un service, soit en payant la "casse".
Je pense aux saccages des agriculteurs, "en colère"? UNE RETENUE devrait
être déduite des indemnités accordées. De toute façon, nous devons leur appliquer
la loi sur les "casseurs" et les condamner, avec d'autant plus de
vigueur que ceux sont les plus gros qui sont de plus en plus subventionnés au
fur et à mesure qu'ils absorbent les plus petits!
"A force de refuser toute réglementation
du droit de grève dans les services publics, on finit par légitimer le recours
à l'illégalité dans le privé" (P.148 du compte
à Rebours de F. de Closets)
Quant à l'absurdité de l'Etat: c'est encore
nous, citoyens, qui en faisons les frais!
Nous devons proposer que la grève ne puisse
plus être déclenchée sauvagement, mais seulement après des recours légaux.
-
Exemple: mise en garde d'un employeur ( qu'il soit Etat ou Privé ) par le service
Hygiène et Sécurité, ou l'Inspecteur du travail, en cas d'urgence prouvée pour
les travailleurs d'un site. Les salariés saisiront le Tribunal des Référés,
heure par heure. Si les juges confirment immédiatement cette urgence à l'employeur,
celui-ci devra obtempérer sur le champ, même s'il va en appel! En cas de non
exécution dans le délai imparti, il devra payer, en plus, une amende double
du montant des travaux prévus que feront immédiatement exécuter, à ses frais,
les responsables du service Hygiène et Sécurité! Si, malgré cela, l'employeur persiste à vouloir
attendre le résultat de son appel, les juges devront le faire emprisonner immédiatement,
et lui faire payer une amende pour résistance abusive prouvée (la première multipliée
par 10? )!
Actuellement, les employeurs ou pollueurs
utilisent trop souvent ce recours, qui les favorise; ils ont les moyens financiers
pour payer leur défense, et la collectivité, pendant ce temps paie pour eux!
Les patrons français comme certains syndicalistes,
qui ont conservé cet esprit féodal,
devront ainsi progresser pour que le climat social s'améliore et que notre industrie
et vie publique ne soient plus perturbées par des grèves dont les problèmes
auraient dus se régler simplement par la négociation. Cette dernière sera rendue
obligatoire par loi ou décret, qui prévoira, en cas de Résistance abusive de
l'une ou l'autre partie, une lourde amende immédiatement payée aux ASSEDIC, ou autre caisse des chômeurs. En
cas de refus: mise en prison (non plus ces prisons destructrices de personnalité,
mais éducatrices, avec possibilité de réinsertion sociale...) immédiate du responsable
concerné, même s'il est dirigeant syndical, ministre, patron, ou grand commis de l'Etat!
L'abus de grèves politiques ou corporatives,
sans contre-propositions pour aboutir à de réelles négociations, nous conduit
au chaos et nous fait perdre des marchés et donc de nouveaux emplois.
Sans parler de censure! Ainsi du Syndicat
du Livre qui, par des prises de position d'ordre politique plutôt que professionnelle,
en arrive à priver une région ou même plusieurs de leurs journaux! Où est la
liberté de la presse? Ce Syndicat, serait-il au dessus des Droits de l'Homme?
Aurait-il plus de pouvoir qu'un juge? Et je ne parle pas des syndicats d'enseignants
qui bloquent toute réforme...
Tout citoyen devrait aider à combattre tout lobby (que ce soit certains
patrons routiers, enseignants...), afin que la loi s'applique à tous! Et ce
sera d'autant plus important qu'un jour il y aura plus de robots au travail
que d'humains!
Oui au contrôle des plus hauts responsables,
mais à la condition de nous considérer, nous citoyens, comme responsables à
notre échelon, donc tout aussi condamnables.
On
ne doit plus revoir des scènes comme celles d'octobre 96 où des syndicalistes
ont insulté Nicole Notat, n'étant pas d'accord avec ses positions. S'ils estimaient, ce qui reste à prouver,
qu'elle s'était mise aux ordres du ministre Juppé alors qu'elle voulait faire
avancer le "chmelbik" de la Sécurité Sociale et de l'emploi, ils ne
devaient pas imposer leur point de vue à coups de poings. La violence ne sera
jamais la solution aux problèmes posés.
Il faut régénérer le syndicalisme, pour éviter
à certains de sombrer dans l'irresponsabilité ou le militantisme sectaire. Trop
d'apparatchiks possèdent actuellement le pouvoir! Ils devront le partager avec
des responsables compétents et autonomes; issus de la masse des nouveaux adhérents,
petits-salariés et chômeurs, ils seront automatiquement et gratuitement inscrits
au syndicat de leur choix, par le prélèvement direct sur les charges robotales,
d'une cotisation (à négocier, par exemple sur la base de 0,3% environ, du salaire
net annuel). Cette cotisation automatique pour la part "robotale",
resterait volontaire en ce qui concerne les salariés. Les sommes seraient, par
exemple, versées au Trésor par la Direction Départementale des impôts chargée
d'en faire le prélèvement trimestriel; le Trésor Public le reverserait mensuellement
aux syndicats, d'après une clé établie suivant leur position moyenne annuelle,
calculée par les Inspecteurs du Travail lors des élections d'entreprise, prud'homale...
Les nouvelles générations doivent perdre notre
habitude de coller des étiquettes à priori, afin de vivre la pluri humanité
qui se dessine, dans un métissage de plus en plus souhaitable.
Notre
société deviendra d'autant plus équilibrée que le service public s'ouvrira à
plus de rationalité et de rigueur, et que notre collectivité pourra créer des
oeuvres qui dépasseront le niveau de l'individualisme.
Ecologie
Entendre le bruit de la hache qui abat un
arbre, semble si naturel à l'homme qui pille la nature, qu'il ne sent ni ne
ressent plus rien; même pas l'essence de l'arbre qui souffre. Pourtant l'odeur
de ce figuier que mon voisin est en train d'abattre, sous prétexte qu'il lézardait
son mur de clôture, me parvient comme un parfum d'agonie.
Détruire la variété de la nature, c'est borner l'avenir humain!
Il est urgent d'arrêter le massacre des dernières
forêts tropicales! On doit interdire à des sociétés multinationales voraces
la coupe des arbres d'essence rare! Elles ouvrent la voie de la destruction
totale des dernières grandes forêts, en utilisant, qui plus est, à bon marché,
les populations locales à la recherche d'un maigre revenu, comme c'est particulièrement
le cas au Brésil, à Madagascar!..
Car, ces multinationales encouragent les
désirs de plus en plus exigeants de consommateurs de moins en moins citoyens?
N'est-il pas urgent que notre esprit civique
nous fasse comprendre que nous devons limiter et même refuser l'usage de ces
meubles ou parquet de bois précieux et nous contenter de leur imitation, ou
d'un matériau moins noble, mais plus durable, comme nous avons commencé à le
faire pour les fourrures?
Du
gourdin vif
au
vil profit,
gît
sur la banquise,
la
tête éclatée,
un
jeune phoque
dénudé!
L'amende infligée au pollueur doit être
dissuasive! Tant qu'elle sera inférieure au coût de suppression de la pollution,
nous aurons, par exemple, des pétroliers qui prendront le risque de dégazer
en haute mer, quitte à se faire prendre,
plutôt que de le faire au poste prévu à quai.
D'où notre proposition au 1er Ministre, en
Annexe III.
Doit-on laisser les pétroliers et leurs multinationales
s'emparer du territoire des U'Was, et détruire leur civilisation millénaire,
sous prétexte de profit pour l'Etat colombien?
Et le nucléaire? Faut-il toujours faire confiance
aux seuls "experts" de l'Etat, alors qu'ils ont osé nous affirmer que le nuage de Tchernobyl
s'était arrêté à nos frontières en 1986?
Que faire de ces usines à l'allure de cathédrales,
dés qu'elles sont mises en veilleuse? Ne serait-il pas plus utile d'encourager
par des aides financiéres, l'utilisation d'énergies douces?
Il faudrait interdire en permanence la circulation
des véhicules polluants dans les villes: seuls auront le droit d'entrer et de
sortir ceux électriques et ceux équipés, par exemple au G.P.L (gaz de pétrole
liquéfiés,...). Ils recevront une seule et définitive vignette avec code-barre
par véhicule, à coller à l'intérieur du pare-brise, juste derrière le rétroviseur;
le code disparaîtrait si l'on essayait de l'arracher, ce qui en éviterait le
vol dans les voitures.
Les entrées des villes seraient équipées de
feux lecteurs de ces codes, les véhicules non équipés déclenchant une alarme
qui les signalerait aussitôt à la police, qui verbaliserait! (comme proposé
au Ministre, en Annexe III)
Les véhicules de transport publique : tout investissement nouveau le sera avec un carburant non polluant.