Et si l'on repensait la démocratie?
Vouloir supprimer toute sauvagerie entre
les humains, c'est nécessairement repenser nos valeurs, nos relations et nos
conditions de vie, à l'échelle mondiale. Sinon, "nos pulsions agressives,
cette source d'énergie qui fait la civilisation, quand elle est "canalisée",
peut, libérée sans contrainte, aussi bien nous replonger dans la barbarie".*
Le constat actuel montre l'imperfection de
nos démocraties, due à une usure des
partis politiques et à une déficience de la citoyenneté; d'où l'échec de
nos Etats à défendre les populations, face à une économie de marché de plus
en plus agressive, conquérante et polluante.
Nous devons refondre notre éthique. Par exemple,
ne plus penser: "un salarié, un travail", mais un homme ou une femme, un revenu. Ce
"salaire social"**, évalué au minimum, serait de l'ordre du triple
de l'actuel RMI ( au 12/98), à la condition
que soit accomplie une activité d'intérêt général ou autre, pour rendre
sa dignité à l'homme sans tomber dans un stérile assistanat, ni sombrer dans
les Ateliers Nationaux de 1848.
Notre Constitution prévoit dans son préambule
de 1946:
"Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir
un emploi
(...)
La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur
développement.(...) et le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables
d'existence."
La cité est une scène où chacun a un rôle,
de la famille aux étrangers. Nous en priver, c'est nous en exclure et nous pousser,
en guise de compensation, dans la drogue ou la dépression... d'où la nécessité
des mouvements associatifs, pour apprendre à travailler autrement, et surtout
à redécouvrir ensemble cette fraternité sans laquelle il n'est plus de liberté,
cet esprit civique qui fonde l'égalité.
L'enrôlement dans des partis sectaires, l'envasement
bureaucratique, ou la force d'un groupe corporatif, débouchent nécessairement
sur un pouvoir oligarchique ou totalitaire, quand l'argent et certains médias
sont aux ordres d'irresponsables, de mafiosi et de magouilleurs! Alors que la
Démocratie Directe, cette Utopie à renouveler chaque jour, permettrait, régie
par les citoyens du monde entier, d'obtenir un changement de mode de vie et
de pensée.
*Loues
soient nos seigneurs de Régis Debray,
édition Gallimard.
** Le
13 septembre 1999, la seconde révolution française, de Stéphane Cayet.
Vivre
en visant la Démocratie Directe c'est:
-
voir le citoyen se prendre davantage en charge, en affinant droits et devoirs.
- accepter d'être contrôlé
par ses pairs, et même par ses subordonnés à tous les niveaux, y compris des
ministres, des scientifiques, des hauts fonctionnaires, élus, industriels ou
directeurs d'associations!
-
permettre un processus permanent d'évolution et de contrôle des innovations
humaines libérées des carcans bureaucratiques et totalitaires. Un citoyen compétent
sur le plan de la technicité dans son métier ou responsable dans sa fonction,
doit apprendre à s'informer, à analyser et à comprendre. Cet effort devrait
générer une civilisation multiple, culturelle et sportive et non plus une société
basée uniquement sur la consommation ( type "Mac-Do" ou Coca-Cola)!
- faire
que les responsabilités sociales, politiques ou civiques accomplies par solidarité,
soient indemnisées pour un actif, et restent bénévoles pour un retraité, si
ses revenus sont suffisants;
En définitive, si chacun d'entre nous accepte
sa part de "devoirs" et de responsabilités,
- en s'engageant sur des objectifs négociés et mesurables, ou agréés lors
d'un mandat électoral rémunéré, mais non cumulable,
- en réalisant, rendant compte et acceptant les
sanctions positives ou négatives suivant les résultats atteints;... les abus de pouvoir actuellement rencontrés
disparaîtront.
Seul un Etat de droit, basé sur des informations
scientifiquement vérifiées par des citoyens à part entière devenus des professionnels
dans leur métier, pourra:
-
corriger les errements de services publics gaspilleurs, incapables de moderniser
leurs archaïques et coûteuses structures;
-
briser la mafia qui, sous couvert de libéralisme, balaye toute humanité, imposant
délinquance, drogue, crime et prostitution!
L'opinion publique veillera au maintien
de cette transparence et sanctionnera en cas de dérapage!
"La Démocratie dont je suis partisan,
c'est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussite, selon les capacités
de chacun. Celle que je repousse, c'est celle qui prétend remettre au nombre
l'autorité qui appartient au mérite." Jacques Grenon-Andrieu.
Dans son parcours amer, l'homme qui échoue
pour améliorer le monde imaginera-t-il, tel Condorcet, l'utopie qui l'accomplira?
Et si l'on repensait la démocratie?
Vouloir supprimer toute sauvagerie entre
les humains, c'est nécessairement repenser nos valeurs, nos relations et nos
conditions de vie, à l'échelle mondiale. Sinon, "nos pulsions agressives,
cette source d'énergie qui fait la civilisation, quand elle est "canalisée",
peut, libérée sans contrainte, aussi bien nous replonger dans la barbarie".*
Le constat actuel montre l'imperfection de
nos démocraties, due à une usure des
partis politiques et à une déficience de la citoyenneté; d'où l'échec de
nos Etats à défendre les populations, face à une économie de marché de plus
en plus agressive, conquérante et polluante.
Nous devons refondre notre éthique. Par exemple,
ne plus penser: "un salarié, un travail", mais un homme ou une femme, un revenu. Ce
"salaire social"**, évalué au minimum, serait de l'ordre du triple
de l'actuel RMI ( au 12/98), à la condition
que soit accomplie une activité d'intérêt général ou autre, pour rendre
sa dignité à l'homme sans tomber dans un stérile assistanat, ni sombrer dans
les Ateliers Nationaux de 1848.
Notre Constitution prévoit dans son préambule
de 1946:
"Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir
un emploi
(...)
La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur
développement.(...) et le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables
d'existence."
La cité est une scène où chacun a un rôle,
de la famille aux étrangers. Nous en priver, c'est nous en exclure et nous pousser,
en guise de compensation, dans la drogue ou la dépression... d'où la nécessité
des mouvements associatifs, pour apprendre à travailler autrement, et surtout
à redécouvrir ensemble cette fraternité sans laquelle il n'est plus de liberté,
cet esprit civique qui fonde l'égalité.
L'enrôlement dans des partis sectaires, l'envasement
bureaucratique, ou la force d'un groupe corporatif, débouchent nécessairement
sur un pouvoir oligarchique ou totalitaire, quand l'argent et certains médias
sont aux ordres d'irresponsables, de mafiosi et de magouilleurs! Alors que la
Démocratie Directe, cette Utopie à renouveler chaque jour, permettrait, régie
par les citoyens du monde entier, d'obtenir un changement de mode de vie et
de pensée.
*Loues
soient nos seigneurs de Régis Debray,
édition Gallimard.
** Le
13 septembre 1999, la seconde révolution française, de Stéphane Cayet.
Vivre
en visant la Démocratie Directe c'est:
-
voir le citoyen se prendre davantage en charge, en affinant droits et devoirs.
- accepter d'être contrôlé
par ses pairs, et même par ses subordonnés à tous les niveaux, y compris des
ministres, des scientifiques, des hauts fonctionnaires, élus, industriels ou
directeurs d'associations!
-
permettre un processus permanent d'évolution et de contrôle des innovations
humaines libérées des carcans bureaucratiques et totalitaires. Un citoyen compétent
sur le plan de la technicité dans son métier ou responsable dans sa fonction,
doit apprendre à s'informer, à analyser et à comprendre. Cet effort devrait
générer une civilisation multiple, culturelle et sportive et non plus une société
basée uniquement sur la consommation ( type "Mac-Do" ou Coca-Cola)!
- faire
que les responsabilités sociales, politiques ou civiques accomplies par solidarité,
soient indemnisées pour un actif, et restent bénévoles pour un retraité, si
ses revenus sont suffisants;
En définitive, si chacun d'entre nous accepte
sa part de "devoirs" et de responsabilités,
- en s'engageant sur des objectifs négociés et mesurables, ou agréés lors
d'un mandat électoral rémunéré, mais non cumulable,
- en réalisant, rendant compte et acceptant les
sanctions positives ou négatives suivant les résultats atteints;... les abus de pouvoir actuellement rencontrés
disparaîtront.
Seul un Etat de droit, basé sur des informations
scientifiquement vérifiées par des citoyens à part entière devenus des professionnels
dans leur métier, pourra:
-
corriger les errements de services publics gaspilleurs, incapables de moderniser
leurs archaïques et coûteuses structures;
-
briser la mafia qui, sous couvert de libéralisme, balaye toute humanité, imposant
délinquance, drogue, crime et prostitution!
L'opinion publique veillera au maintien
de cette transparence et sanctionnera en cas de dérapage!
"La Démocratie dont je suis partisan,
c'est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussite, selon les capacités
de chacun. Celle que je repousse, c'est celle qui prétend remettre au nombre
l'autorité qui appartient au mérite." Jacques Grenon-Andrieu.
Dans son parcours amer, l'homme qui échoue
pour améliorer le monde imaginera-t-il, tel Condorcet, l'utopie qui l'accomplira?